Jacques Donjean

 L’ambition de ce film (et de la série) n’est évidemment pas de réaliser une reconstitution historique des conflits, mais de porter un regard actuel sur des événements qui se sont déroulés en Province de Liège pendant l’occupation allemande de 1914 à 1918.

A travers des interviews d’historiens (de différents pays), des archives filmées, des documents photographiques, des témoignages épistolaires et une trame narrative fictionnelle, ce docu-fiction a pour objectif de reconstituer les pièces d’un puzzle qui permet d’en comprendre les enjeux, les difficultés et les tragédies, mettant ainsi en exergue la mémoire d’un passé qui est rendu vivant pour toutes les générations de spectateurs.

Pratiquement, nous avons filmé les lieux de mémoire aujourd’hui, ces sites qui portent encore les stigmates du conflit (les forts de Liège, notamment), mais aussi des paysages et les rivages de la Meuse (avec l’évocation du remorqueur Atlas V). Il n’est pas inutile de comprendre la signification de statues ou de monuments que l’on voit tous les jours, mais dont on ignore l’origine.
Les interviews ont été, pour la plupart, réalisées à Liège dans les studios de la RTC afin de leur donner un habillage graphique spécifique. Grâce à des techniques infographiques élaborées et la conception d’un décor sonore sophistiqué, fidèle à l’atmosphère de l’époque, les documents « inertes » prennent vie pour que ce film soit fluide et captivant.

Certaines reconstitutions se sont faites avec des figurants en costume (mais sans dialogue), au fort de Loncin en particulier. L’ensemble des lieux de tournage constitue un patrimoine culturel (et immatériel) important pour la Province de Liège, et la Wallonie en général. C’est évidemment une occasion unique de donner « à voir » ce que fut le théâtre de la Grande Guerre dans notre région.